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PHILIPPE COLINET |
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Essence de la philosophie Kalaripayatt
Tous les arts martiaux se sont développés dans les endroits où les croyances religieuses et philosophiques étaient étroitement unies. En Inde, art martiaux, yoga et méditation ont toujours été particulièrement liés. Technique Asiatique par excellence, le Kalaripayatt fut un instrument de conquête spirituelle fertile, auxiliaire de l'expansion du bouddhisme. "L'élève qui pratique le Kalaripayatt est relié à la déesse Kali". En Inde, Kali est une des représentations féminines les plus vénérées, symbolisant la mère divine, appellée aussi "shakti". Kali est aussi, une importante shakti pour les adeptes de la tradition tantrique. Elle est considérée comme une déesse guerrière qui combat les démons pour le bien des humains et protège ceux qui la vénèrent. L'adoration de Kali en Inde remonte à une époque très ancienne, bien avant l'arrivée des Aryens au deuxième millénaire avant J-C. La société dravidienne (sud de l'Inde), était fondée sur une organisation matririarcale et vouait un culte au principe féminin. En Inde, l'énergie féminine est tenue pour être très puissante. Les règles : Les principes essentiels sur lesquels repose la philosophie du Kalaripayatt sont la discipline, le respect du maître, la régularité et la beauté dans la pratique de cet art, la patience, l'humilité, le respect de la tradition, le courage, l'humanité, l'aspiration à la paix... L'expression populaire : "le corps devient un oeil", illustre parfaitement la façon dont les maîtres voient leur art. En pratiquant régulièrement, l'élève développe "les points uniques de concentration". Le corps et l'esprit ne font qu'un. Des techniques de méditation sont enseignées dans certaines écoles "malheureusement, de plus en plus rares". Dans la première école où j'ai étudié, le maître Ovoor plaçait , à l'issue du cours, une pierre ou plus souvent une bougie servant de support de méditation. Cet art martial doit mener, en le pratiquant, à la paix intérieure qu'il communique et répand autour de lui. |