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PHILIPPE COLINET |
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Le style du Nord
- historique Le nord de l’état est le véritable berceau du kalaripayatt. Ses techniques de combat sont nées directement de l'observation de la nature et des animaux par les hommes de la jungle. Plus tard, la connaissance du Dhanurveda (deuxième livre des Vedas) descend du nord de l'Inde avec les Aryens pour se mêler au savoir indigène local. - pratique Six sous-styles au moins auraient été crées dans cette région (vatten thiratpu, arrapukki, pillathangi, dronanbalny, otamurassery, wallavhatta). L'arrapukki est entre tous le système d’autodéfense le mieux préservé. D'autres ont aujourd'hui complètement disparu. Dans tous, l'apprentissage est progressif. Avant même que d'aborder une arme, le pratiquant doit se plier à une longue préparation corporelle (assez rare en art martial !). L'enseignement se décompose en quatre grandes étapes : 1- Meithary. C'est la partie travail corporel. Deux composantes essentielles : - les exercices préparatoires : lancers de jambes, torsions... - le Meipayattu : équivalent du tao dans le kung-fu. Là, les mouvements s'enchaînent de manière très fluide. Les quelques douze leçons du meipayattu sont une succession de bonds, extensions, exercices de souplesse, travail d'équilibre et positions d’inspiration animales. Élégant et puissant, c'est la base du kalaripayatt. 2 - Kole Thari Il correspond au maniement des armes en bois : - bâton long (ou pathiruchan) - bâton court (ou muchan) - bâton incurvé (ou otta) 3 - Angathari C’est l'enseignement des armes tranchantes métalliques : couteau, dague, épée, lance, urumi. 4 - Verum Kall Il s'agit des techniques à mains nues : clés, étranglements, projections, attaques des points vitaux. Dans le style du nord, ces procédés viennent en dernier et seulement pour les élèves accomplis, car, très dangereuses, les attaques visant les points vitaux sont gardées longtemps secrètes. |
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